Couture

Technique: Le patchwork

La technique du patchwork consiste à assembler plusieurs morceaux de tissus entre eux pour former un décor. Lorsque cet ouvrage est rembourré on parle alors de quilt (ou couette en français). Pour fabriquer un patchwork, et par la suite un quilt donc, il n’est pas indispensable d’être une couturière experte. Sur ce blog je ne vous proposerai que des choses accessibles aux débutantes ou intermédiaires n’étant pas moi même une pro du patchwork mais une passionnée!! Ils peuvent être assemblés à la main ou à la machine suivant le gout et la compétence de chacune (ou chacun les messieurs peuvent bien entendu se lancer dans le patchwork!!).

Il existe des modèles traditionnels et d’autres beaucoup plus modernes. Mais le patchwork est fantastique car un modèle traditionnel aura une touche de modernité ou à l’inverse un modèle moderne pourra avoir un air vintage seulement grâce aux choix des tissus, motifs et coloris utilisés. L’imagination et la création n’ayant aucunes limites, il ne faut surtout pas s’enfermer dans des « cases ».

C’est une technique typiquement Américaine. En effet, les premiers immigrants, les Pilgrims Fathers, chassés par la persécution religieuse, quittèrent l’Angleterre à bord du Mayflower. Lorsqu’ils arrivèrent en Amérique en novembre 1620, après un long et épuisant voyage, ils ne s’attendaient pas à trouver un climat aussi rigoureux. Ils ne possédaient que ce qu’ils avaient apporté. C’est pourquoi, quand leurs vêtements tombèrent en lambeaux, ils taillèrent des carrés dans les parties encore utilisables afin de les assemblées les uns aux autres pour en faire des couvertures. On peut se dire que le patchwork comme nous le connaissons était né.

Nine Patch Quilt, 1845
Sampler quilt 1880

Autrefois, les femmes ne restaient jamais inactives. Dés qu’elles avaient un moment de libre elles prenaient leurs ouvrages. Le « quilting » ou matelassage en français, avait pour fonction de faire tenir ensemble le dessus (ou top dans le jargon) et la doublure dans lequel on glissait de la laine ou du coton afin de tenir chaud. On pouvait également utiliser de la plume mais les moins fortunés étaient parfois contraints de les garnir de foin. Savoir coudre était un point primordial pour une femme. Dès l’âge de cinq ans environ, les petites filles étaient initiées aux travaux d’aiguille. C’est ainsi qu’arrivées à l’âge adulte, elles étaient capables de faire des coutures parfaitement droites aussi régulières qu’une machine.

Les jeunes filles consacraient beaucoup de temps à la création de leur trousseau. Il était d’usage qu’il contienne « treize quilts à la douzaine », pour ainsi dire douze pour un usage courant et le treizième, le « quilt de mariage », le plus beau, était réservé aux grandes occasions. Parfois, la jeune mariée quittait famille et amis pour suivre son époux dans la grande conquête de l’Ouest. Les quilts, faisant invariablement partis du voyage en chariot, étaient un élément indispensable du jeune ménage. En effet, à leur arrivée sur la concession à défricher, ils construisaient d’abord une cabane en rondin (log cabin en anglais qui est également le nom d’un style de quilt traditionnel) dont les murs laissaient passer le vent, l’humidité et le froid. C’est ainsi que les quilts leurs tenaient chaud et permettaient un intérieur plus chaleureux et douillet.

Courthouse Steps Log Cabin Quilt, 1860
Log Cabin Quilt, 1885

Petit à petit, de purement utilitaire, le patchwork devint plus décoratif avec des motifs plus élaborés et des couleurs plus harmonieuses. De chutes de tissu glanées sur les vêtements bon à jeter, les femmes commencèrent à acheter des tissus spécialement pour leurs quilts.

Double Wedding Ring Quilt 1926
Monkey Wrench or Snail’s Trail Quilt 1950

Mais on ne peut pas parler de patchwork sans évoquer les Mennonites et les Amish dont les quilts sont bien différents des quilts américains. Ce sont deux mouvements qui prônent la simplicité et interdit tout ce qui n’est pas nécessaire à la vie. Chez les Amish, le patchwork est autorisé seulement parce que les couettes sont nécessaires, mais elles sont le plus souvent composées de tissus unis car les imprimés sont considérés comme une fantaisie inutile. (les Mennonites tolèrent les imprimés sans pour autant les encourager).

Mennonite Green Optical Illusion Irish Chain Quilt 1890
Amish Sunshine and Shadow Quilt 1945

A votre tour de vous lancer dans la grande et joyeuse aventure du patchwork!

Sources de cet article:

Le livre des Patchworks (Mode et Travaux, 1992)

Patchwork et quilts , l’esprit créatif (Fleurus, 2007)

Photos Pinterest

Vous pourriez également aimer...

2 commentaires

  1. Nella Millien a dit :

    Magnifiquement expliqué.Bonne présentation de ce beau monde du Patchwork &Quilting et de ses histoires. 💕😊

    1. Merci beaucoup Nella c’est un très très beau compliment! A bientôt sur le blog!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *